Ma petite histoire

 

Rosette Laberge, romancière et conférencière

Je suis née à Jonquière un 24 avril. Je suis la plus vieille d’une famille de 5 enfants, j’ai 2 frères et 2 sœurs. Mon père et mon oncle exploitaient la ferme de mon grand-père. Comme bien des femmes de son époque, ma mère était à la maison. Chaque jour de l’été, elle nous emmenait pique-niquer au petit lac aux limites de la ferme. Les jours de pluie, on s’installait sur la galerie. Outre les pique-nique avec ma mère, j’ai passé mon enfance dans les arrière-boutiques de bijouterie avec ma grand-mère paternelle.

Rosette Laberge, romancière et conférencière

Rosette Laberge, romancière et conférencière

Je détestais me salir les mains, mais surtout je détestais les poupées. J’ai passé mon enfance dans le monde des grands, à les écouter mais surtout à les observer. Déjà, je m’inventais des histoires à partir de ce que je voyais.
Ce que j’ai de plus précieux, ce sont mes deux fils. Ils sont aussi les deux personnes qui croient le plus en moi. Je leur dois beaucoup. Nicolas, le plus vieux, est un battant avec une force de caractère rare. Il fonce dans la vie. Il m’a donné quatre adorables petits-enfants. Lucas est, quant à lui, un artiste en devenir. Il m’apporte beaucoup en matière d’écriture. Grâce à lui, j’ai appris la différence entre écrire pour être lue et écrire pour toucher les gens. 

 

Rosette Laberge, romancière et conférencière

 

Mes intérêts

Comme j’ai marché seulement à 3 ans, j’ai appris à parler très vite. Il paraît que je m’exprimais Rosette Laberge, romancière et conférencièretellement bien que les amis de mes tantes prenaient plaisir à venir m’écouter. Assise sur le perron de la galerie avant, je me faisais déjà la main pour trouver le bon mot. De nature très curieuse, j’ai toujours aimé apprendre. Mon seul problème était que mon père ne voulait pas que j’étudie… ma place était à la maison, auprès de mon mari que je ne tarderais pas à trouver. Mais ça, c’était hors de question pour moi. À force de discussions interminables avec lui, j’ai réussi à le convaincre de me laisser faire mon cégep. J’avais 3 choix : infirmière, religieuse, secrétaire. Bien tristes choix pour moi! Comme il fallait que je choisisse, j’ai fait un DEC en techniques administratives, option secrétariat. Inutile de dire que je n’avais rien de la secrétaire modèle.

 

Rosette Laberge, romancière et conférencière

La première fois que j’ai posé mes mains sur le clavier d’une dactylo, je me suis juré d’en sortir. J’ai donc mis mon rêve d’étudier en communication en veilleuse pour ne le ressortir qu’à la mi-trentaine. J’ai alors fait un BAC en études françaises dont la mineure en communication et la majeure en rédaction. Diplôme en main, j’ai ouvert une entreprise de communication que j’ai opérée pendant 5 ans. J’ai ensuite bifurqué vers un autre de mes intérêts, la gestion. À la fin de la quarantaine, je me suis inscrite à la maîtrise et j’ai exercé mes talents de gestionnaire jusqu’en janvier 2010. Même si ma 1ère publication remonte à l’année 2000, c’est là que j’ai sauté à pieds joints dans l’écriture. C’est là que j’ai décidé de me consacrer à temps plein à mon art.

 

 

L’écriture pour moi

L’écriture, c’est toute ma vie, elle me nourrit. La création constitue pour moi l’un des plus grands petits bonheurs de la vie. Et ce bonheur, je le veux toujours nouveau, toujours renouvelé. J’aime explorer d’autres mondes, d’autres visions, d’autres façons de dire, et faire partager les nombreuses facettes d’une même réalité, car c’est là que se trouvent les complexes beautés des êtres humains qui nous entourent.